Une cinquième et dernière semaine difficile à terminer

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C’est la cinquième et dernière semaine de travail pour Kandia, qui accompagne de jeunes Trappistes sur le site du village d’été de Chansac. C’est le temps de tirer un bilan de cette première expérience de travail salarié.

Lundi

Nous y sommes enfin arrivés. Cette semaine clôture les villages d’été de Chansac ainsi que les trois autres villages des quartiers Langevin, de Jean Macé et de Broustal. Aujourd’hui, je n’avais aucune motivation en allant au travail. C’est vrai, j’ai franchement kiffé ce taff, mais comme tout le monde, là, je commence à saturer. On a des nouveaux collègues très gentils, mais eux, ils n’étaient pas là depuis le début, donc ils ne ressentent pas forcément la même fatigue que nous. Depuis le début, Lévy, Danielle, Myriam, Aminata, et Éfraïm sont dans l’aventure sur le site de Chansac avec moi. Et comme toutes les semaines, nous sommes accompagnés pour quatre jours d’un nouveau jeune participant à la semaine d’effort, un dispositif de la mairie qui offre une première expérience professionnelle à de jeunes Trappistes. Cette semaine, c’est Manon, 16 ans la plus jeune d’entre nous. Elle passe en seconde, je crois.

On sera aussi accompagnés d’Amina, 20 ans, le même âge qu’Aminata et Myriam, qui travaillait au village d’été de Broustal, et qui nous a certainement rejoint parce qu’on était en manque d’effectif. Hier, Myriam, a ajoutée Amina dans le groupe Snap qu’elle a créée depuis le début de notre aventure pour Myriam, Aminata et moi. C’est là que j’ai fait la connaissance d’Amina.

Cette semaine, nous n’avons plus l’association Open Trappes avec nous. Les deux première semaine, l’association de foot salle vendait des sandwichs, des chips, des glace… Ensuite, l’association open Trappes a pris le relais pendant deux semaines. Cette semaine, comme elle n’est plus là, il faut qu’on s’occupe de la buvette. Avec Amina et Manon, on s’est occupées de la buvette du début de la journée, à 14h, jusqu’à 18 h environ. À la base Aminata, l’indécise, voulait y aller, mais elle a changé d’avis et est restée à l’accueil. En fait, on s’est tous occupés, à tour de rôle, de la buvette. Même les garçons. Lorsque quelqu’un part, un autre remplace. Sans organisation.

Comme il nous restait des chips, des brioches, des compotes, des jus, Émilie nous a demandé de les donner aux enfants qui viennent à la buvette. “Du coup, ça te fera, deux euros”. Je ne cesse de faire des blagues aux enfants, et même à des collègues qui ne savent pas qu’aujourd’hui tout est gratos à la buvette. Je ne cesse de penser à mon petit frère de 10 ans, qui aime bien manger et, comme de par hasard, le jour où il ne vient pas, tout est gratuit. À la buvette, aujourd’hui, c’était un peu du n’importe quoi. Les mêmes enfants ne cessaient de revenir pour demander des goûters. Aminata et Myriam, ne sachant pas dire non, les leur donnent. Moi, j’aurais donné deux goûters à chaque enfant, pas plus. Parce que sinon, il n’y en aurait pas assez pour tous les enfants.

Vu la chaleur qu’il fait, les activités avec effort sont fermées. Je vois juste des enfants qui jouaient avec l’eau et qui venaient me mouiller. Je ne suis allée à l’espace Création qu’à la fin de la journée pour nettoyer l’atelier peinture qu’ils ont fait. À la réunion bilan de la journée, je suis assise sur une chaise, sur le point de m’endormir. On était presque tous par terre à cause de la fatigue. Émilie le comprend tout à fait. Surtout que la chaleur est multipliée sur notre site constitué de béton qui renvoie la chaleur.

Mardi

À 14 h, me voilà de nouveau sur le site Chansac qui ouvre sous une chaleur de 35 degrés. Nous avons la même dizaine d’enfants que d’habitude, entre 3 et 13 ans. Ils habitent dans mon quartier à Pergaud. En général, ils font des batailles d’eau avec Efraïm et Othman, mon nouveau collègue présent depuis début août. Et comme, je n’aime pas jouer aux batailles d’eau, je suis restée dans les vestiaires où il fait un peu plus frais. Franchement, cette journée, elle n’est pas terrible non plus. Il n’y a rien à faire parce qu’il n’y a personne sur le site. Sans doute en raison de la chaleur étouffante.

Heureusement, vers 16 h, on a reçu l’orage du bonheur, qui a fait chuté la température. Mais n’empêche, on se plaint aussi de la pluie trop forte qui fait que les enfants rentrent chez eux. Du coup Efraïm philosophe : « On n’est jamais content. Quand il fait chaud, on se plaint, maintenant qu’il pleut, on se plaint ». Je suis tout à fait d’accord avec lui. C’est vrai qu’en général je n’aime pas la pluie, mais celle-là si. Et même si cette pluie nous donne plutôt “envie d’être sous une couette avec Netflix et de chiller” comme l’imaginent ces deux rêveuses que sont Aminata et Myriam. Je suis restée dans les vestiaires avec elles deux pendant qu’à l’accueil Émilie expliquait à Assia, ma nouvelle collègue de 21 ans, le déroulement de la sortie de demain au musée Grévin. Cette fois-ci, c’est confirmé, j’y vais à la sortie. Je passerai ainsi au moins une journée hors du site. Ça me fera un bien fou.

À 16 h 30, un goûter a été organisé pour les enfants qui étaient là. Après ça, ils sont rentrés puisqu’il pleuvait. “On peut se barrer”, nous annonce Émilie en nous checkant. Nous avons tous sautés de joie. Grâce à cette pluie, nous sommes rentrés à 17 h après avoir tout rangé bien sûr. Avant de partir, Assia, Émilie et moi revoyons les derniers détails pour la sortie : les dossiers familles sur lesquelles sont notées les informations des gens qui vont y participer, la trousse à pharmacie, le goûter… Moi, j’ai pris la pharmacie chez moi et Assia, les dossiers. “Rendez-vous demain à 8 h 30 devant la mairie. Ne me laisse pas toute seule…”, me met en garde Assia. C’est vrai que la ponctualité n’est pas mon truc, même quand l’endroit du rendez-vous est proche. En général, tout est à côté de chez moi, le lycée, le travail, et donc je prends la confiance et je suis en retard. Quand c’est plus loin, je suis à l’heure. Pour aller à la mairie je dois prendre le bus donc je ne serai pas en retard.

Mercredi

8 h 24, me voilà devant l’arrêt de bus 417 qui va jusqu’à la gare et qui ne s’arrête pas loin de la mairie. Je suis à la fois contente d’aller enfin à une sortie et à la fois pas trop, car j’ai dû me lever un plus tôt que d’habitude. Mais c’est le travail. J’ai pris de très mauvaises habitudes concernant le sommeil, à cause du confinement. Heureusement, ce travail m’a permis de retrouver mes bonnes habitudes. Le soir quand je rentre, je suis tellement K.O que je dors direct après une bonne douche. J’ai intérêt à me tenir à ce rythme car dans deux semaines, c’est la rentrée. Je ne suis absolument pas pressée, même si je rentre en DUT à l’IUT de Rambouillet.

Bref, je suis arrivée au point de rendez-vous à 8 h 40 au lieu de 8 h 30 car j’ai raté mon bus de 8 h 24. J’ai donc marché de mon quartier, Pergaud, à la mairie. Ça prend 15 minutes. Lorsque je suis arrivée, ma collègue Assia était déjà sur place avec une famille. Émilie est arrivée en même temps que moi. Elle restait avec nous jusqu’à notre départ à 9 h 15. Cette sortie, c’est une sortie famille. Chaque enfant est accompagné de sa maman. Assia et moi, nous ne sommes là que pour accompagner les familles, et pas pour surveiller les enfants. . Ce n’est pas la première sortie que je fais en tant qu’animatrice. Quand j’étais au centre de loisir Montaigne pour mon stage pratique, l’été dernière, j’ai fait 2 ou 3 sorties à Paris. La différence, c’est que là, ce n’est pas en tant que stagiaire Bafa, mais en tant qu’animatrice. Ça change. J’ai un pouvoir de décision que je n’avais évidemment pas en tant que stagiaire. Nous partons à 47 personnes, en plus de nous deux. Une fois la visite du musée Grévin finie, les familles seront libres de faire ce qu’elles veulent jusqu’à 16 h 30, où nous retrouvons tous le car. Ma mère, ma sœur, ma tante, mes deux petits frères et mon cousin se sont inscrits à cette sortie. La famille d’Assia était aussi à la sortie.

Dans le car, chacun fait ses petites discussions, et moi, je suis sur mon téléphone. Assia et moi sommes à l’avant du car, derrière le chauffeur, et non pas avec nos familles. Avant, quand je faisais des sorties en tant que jeune, je voyais les animateurs s’asseoir derrière le chauffeur, nous on n’avait pas droit de s’y asseoir. Aujourd’hui, j’ai le droit…Soudain, “Oh il y a la tour Eiffel ! “, “regarde ! Les champs Élysées ! “, s’emballent les enfants

Nous avions rendez-vous au musée Grévin à 14 h, pour deux heures de visite. Mais avec Assia, on a trouvé que c’était mieux de faire la sortie maintenant, à 9 h, parce qu’on est en avance. Comme ça, après la visite, on pique-nique et on laisse les familles se balader sur Paris, après leur avoir donné un lieu et une heure de rendez-vous pour le retour. Lorsque nous sommes descendus du car, Assia et moi avons distribué des goûters et quelques sandwichs aux participants, fournis par la mairie. Les familles avaient ramené aussi leurs repas.

Dans le musée, les enfants, et les mamans, ont pris plein de photos. La partie qui a le plus plu, c’est la partie des joueurs de foot, avec Mbappé spécialement. Les enfants ont respecté la consigne qui consistait à ne rien toucher. Moi, je suis restée avec ma famille pendant toute la visite qui a duré une heure et demie environ. À chaque fois que je vois Assia, je lui demande de me prendre en photo. Elle a une jolie qualité de photos, alors que ma famille ne sait pas prendre de jolies photos.

Après la visite, nous sommes partis avec les familles dans un petit parc à 10 minutes du musée pour pique-niquer. Il n’était que 12 h 30, lorsqu’on a fini de pique-niquer. Ma famille et moi, nous sommes ensuite allés au Louvre. Lorsque j’ai recherché le musée du Louvre, Google Maps indiquait : dans 41 Minutes à pied. Du coup, on a pris n’importe quel bus qui pourrait nous rapprocher et nous sommes descendus trois arrêts plus tard. J’avais demandé au chauffeur de me prévenir lorsqu’on serait à l’arrêt du Louvre.

Une fois arrivés à l’arrêt du Louvre, je croyais que le musée était évident à voir, mais pas du tout. Il a fallu d’abord traverser à pied un bâtiment pour pouvoir voir finalement le Louvre. Et je me rends compte que même si le musée est gratuit pour les moins de 26 ans, nous ne pouvons pas entrer puisqu’il fallait réserver à l’avance. Du coup, nous sommes restés à l’extérieur, à un endroit avec de l’ombre, où on a pu prendre des photos. “Rendez-vous à 16 h 15 au parc Monceau” m’envoie Assia par message. À 16 h 15, nous y voilà, après avoir mis 1 h à le trouver. Nous avons pris le bus pour nous rapprocher du parc Monceau, mais ce n’était pas le bon bus. Il commençait à s’éloigner. Du coup, nous sommes descendus et avons marcher sous 35 degrés. Mes petits frères de 10 et 8 ans étaient exténués. Nous n’avons même pas eu le temps de nous poser et de profiter de ce beau parc, que le car est déjà là.

Tu veux dormir là ? “, me demande Assia en voyant ma tête. J’étais en effet très fatiguée, surtout que je n’ai pas bien dormi la nuit dernière. Au retour en direction de Trappes je me suis rapidement endormie dans le car, d’autant plus que mon téléphone s’était éteint. J’ai eu l’impression d’avoir à peine commencé à dormir qu’on était déjà arrivés sur le parking de la mairie, vers 17h. Le trajet a été rapide. Je suis rentrée direct chez-moi, j’étais trop fatigué.

Les sortie famille, finalement, c’est trop bien. C’était ma première sortie famille, qui s’est particulièrement bien passée même si je suis fatiguée. Demain je vais aller vers 15 h au travail, puisqu’aujourd’hui j’ai commencé à 8 h. Franchement, ça fait du bien de sortir un peu du site. Et je vais bien dormir ce soir…

Jeudi

Aujourd’hui, je suis arrivée en pleine forme, après une bonne nuit de sommeil. Je suis trop contente de commencer à 15h. Assia partira plus tôt du coup, parce qu’elle est arrivée à 13h. Comme je suis venue plus tard que d’habitude, je suis allée prévenir Émilie de mon arrivée. Bizarrement, j’ai l’impression de ne pas être venue pendant deux jours à Chansac. En arrivant, j’ai vu qu’Aminata s’occupait d’une famille. Myriam et Amina sont parties sur le site Broustal parce qu’il y a une sortie au parc Astérix et que leur équipe manquait d’animateurs pour remplacer ceux qui étaient partis.

Vers 16 h, on commence un peu à ranger les affaires, parce que demain, c’est le dernier jour des villages d’été. Presque tous les objets de l’espace Création ont été ramenés par camionnette à l’espace Jeunes Le Village par Daniel et Lévy. Eux ont le permis. Nous n’avons laissé que les perles, les peintures et les scooby-doo. Comme ça, demain, le dernier jour, on aura moins de choses à ranger.

Pendant qu’on rangeait, les garçons surveillaient les structures gonflables. Les enfants qui ne sont pas sur les structures sont à l’espace Création à faire une activité peinture. Même si cette journée est passée très rapidement, et s’est terminée plus tôt que d’habitude avec un orage vers 19 h 20, je suis du même avis qu’Aminata qui trouve que “cette semaine est la semaine de trop”.

A la réunion bilan qui a lieu dans les vestiaires du stade, Émilie nous informe que “demain, on a été invités à un barbecue à 11 h par l’équipe de Jean Macé”, un quartier qui se trouve à l’autre extrémité de Trappes. Je ne pense pas y aller parce que je préfère dormir à la place. Jean Macé c’est un peu loin de chez moi. Elle nous explique aussi comment va se dérouler la journée de demain, la dernière… Après la réunion, je suis rentrée avec Aminata, sous la pluie. Vivement, qu’on ait le permis…

Vendredi

Aujourd’hui, je suis à la fois contente parce que c’est mon dernier jour et qu’à la fin de la journée, je vais enfin pouvoir me reposer. Mais je suis aussi triste et “nostalgique”, comme Lévy parce que je ne vais plus voir mes collègues. Avec Aminata et Myriam, on se parlera peut-être sur notre groupe Snap. On s’est prévu une sortie au parc Astérix entre nous avant la rentrée, mais j’hésite à y aller. Je veux bien me reposer et préparer ma rentrée à l’IUT. Quant aux jeunes, la plupart d’entre eux habitent dans mon quartier, donc je risque de les croiser souvent.

À mon arrivée, avec Aminata, nous avons sorti l’ordinateur, les tiroirs à dossier, les boites de stylos à l’accueil. Aujourd’hui, en plus d’écrire sur l’ordinateur de la mairie les noms des personnes qui viennent sur le site, il faut aussi faire l’inventaire de tous les objets que nous avons utilisés. Nous faisons un peu de tout en même temps. S’occuper des enfants et ranger le site. Lévy me demande : « Alors, qu’as-tu pensé de cette expérience à Chansac ? Je lui réponds : « Franchement, ça a été super de travailler avec vous. Vous allez me manquer de ouf. Sauf que je commence à saturer un peu avec cette dernière semaine. Mais j’ai vécu une belle expérience ». Aminata ajoute : « Pareil, je pense comme Kandia. 4 semaines ça aurait suffi ».

Presque tous les gens qui avaient l’habitude de venir sont venus pour le spectacle et le goûter de fin de village. À 16 h, nous avons disposé les chaises en mode “spectacle” pour que tout le monde s’assoie. Une demi-heure plus tard, le spectacle commence, proposé par une compagnie dont j’ai oublié le nom. Ils étaient 5, dont une femme qui faisait du vélo de clown. Deux d’entre eux jouaient de la musique avec des percussions, un qui faisait de l’acrobatie et un autre qui faisait le clown. Le spectacle a duré pendant une quinzaine de minutes seulement. Après ça nous avons fait le goûter. Des mamans ont ramené des crêpes et du thé Arabe. Elles étaient très contentes de nous, et de nos services.

Comme ils nous restaient quelques petits lots comme des casques bluetooth, des sacs avec le logo de Trappes, et d’autres petites choses encore, nous avons organisé une tombola pour que tout le monde ait une chance de gagner un petit truc. C’était vraiment improvisé, on a écrit des numéros sur des post-it que nous avons donnés à tout le monde, même aux mamans. On tirait ensuite un numéro au hasard qui correspondait à un lot. Cette tombola clôture définitivement le village Chansac. Les mamans sont parties heureuses et les enfants tristes de nous quitter. “Vous allez être là l’année prochaine ou y aura de nouveau Trappes Plage ? ” nous demandent à plusieurs reprises des jeunes qui, finalement, préfèrent les villages d’été à Trappes Plage.

Après que tout le monde soit parti, vers 19 h, Aminata et moi avons quitté le site à vélo accompagnées de Lévy et Daniel, en voiture, avec des affaires à ranger. Ils roulaient lentement pour qu’on puisse aller à la même vitesse. Moi j’étais tout derrière. Il pleuvait fort et je n’ai pas envie de rouler trop vite. Nous sommes allés à l’espace Jeunes Le Village qui n’est pas trop loin de Chansac, où nous avons posé toutes les affaires que Daniel et Lévy avait emmenés avec eux. Il y avait aussi les autres affaires qu’ils avaient emmenées. Une demi-heure plus tard, le reste de l’équipe nous a rejoints pour qu’on trie les affaires. C’est là que Lévy a fait son discours : “Ça a été un réel plaisir de travailler avec vous…, mais je ne vais pas rester avec vous jusqu’à la fin de l’aventure”. Lévy part à 20 h ce soir, ce qui n’est pas notre cas. Comme on est vendredi, on part à 22 h normalement. C’est dans la bonne humeur que nous avons fini de trier toutes les affaires selon a qui elles appartiennent : centres sociaux, ludothèque. Nous avons pris quelques photos et nous sommes partis vers 21 h.

Quant à moi, j’ai tellement aimé ce travail que je vais tout faire pour finir mon Bafa très prochainement, et faire plein de colonies de vacances et de sorties. Il me reste deux semaines avant la rentrée. Cette expérience a été enrichissante, j’apprends toujours de nouvelles choses, mais tout en m’amusant, sans pression. Ce n’est pas comme à l’école. Quant à mes collègues (ce mot me fait toujours bizarre), je leur ai promis de venir les voir là où ils travailleront à la rentrée. Lévy à la mairie, Marie-Christine et Sandrine au Centre social du quartier des Merisiers, Pienda et Lolita au Centre social Moro, Émilie à l’espace jeune Anatole France… Normalement, avant la rentrée, je ferai un séjour famille dans le Jura avec ma mère et mes frères et sœurs, pas en tant qu’animatrice cette fois. Mais ce n’est pas encore sûr. Je dois aussi acheter les fournitures scolaires de mes frères qui passent en CE2 et en CM2 et de ma sœur qui passe en 5e. Mais surtout, je vais en profiter pour bien me reposer.

Kandia Dramé

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