Même l’Ecole de la République n’échappe pas à l’élitisme

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Il est pourtant mentionné sur tous les établissements à Trappes, « Égalité, Liberté, Fraternité », d’ailleurs, comme partout ailleurs en France. Cependant, la réforme de la carte scolaire décidée en 2008 sous Nicolas Sarkozy a pour mission « l’affectation d’un élève dans un collège ou un lycée général ou technologique correspondant à son lieu de résidence. Toutefois, chaque famille a la possibilité de formuler une demande de dérogation afin que son enfant soit scolarisé dans un établissement de son choix. », selon « education.gouv.fr ». Dans les faits, en l’occurrence à Trappes, réside une forte catégorie sociale inégalement armée, en d’autres termes moins bien informée, donc moins susceptible de jauger « la qualité de l’établissement » ou de juger bon de formuler une demande de dérogation comme le prévoit l’intitulé au dessus. En principe cette réforme a pour but, à travers un mixage sociale, de tricoter le fameux tissu sociale. En réalité il est difficile, voire inconcevable pour les parents des lgnymontains, de voir débarquer leurs enfants dans les collèges et le lycée de Trappes. Cela ne fait donc qu’augmenter une certaine concentration déjà existante des difficultés connues en banlieue, illustrées par le décrochage scolaire voire par l’échec de certains aventuriers qui atteignent le supérieur malgré eux. Cela au profit de quelques rares cas ayant les capacités de grandes études qui seront, au plus vite, absorbé par les lycées de Montigny-le-Bretonneux ou de Versailles, pouvant prétendre à « l’ascenseur sociale ». Pour quelles raisons laisse t-on ces enfants issues de familles démunies devenir les « mauvaises graines » de la nation. Où est donc la promesse républicaine de l’égalité des chances ? Cela même alors que les efforts et moyens financiers déployés par les autorités pour ces zones d’éducation prioritaire sont conséquents !

Eh bien, cette fracture sociale est bien existante, et demain nul ne sera épargné par un malaise si « l’infection » se propage. Je veux dire par là, qu’à travers ces pratiques élitistes d’aujourd’hui favorisant certains, beaucoup sont mis à l’écart du marathon des grandes études. Cela ne peut qu’engendrer un choc de civilisation dicté par l’ignorance demain. On s’étonnera que ces gens-là n’ont pas les qualités d’occuper tel ou tel poste. Bien évidemment, on ne peut pas demander d’olives à un figuier. Si toutefois une volonté d’améliorer les chose existait, cela pourrait s’illustrer dans une banlieue idéale, puisque le flux classe aisée vers ZUP est impensable, par la fermeture des ces établissements où les classes populaires pour pas dire pauvres sont entretenues entre elles. Ce qui permettrait enfin à un trappiste d’avoir les mêmes cours et sensibilisation au savoir que son voisin versaillais. Rien ne nous interdit de rêver.

À lire aussi :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/29/01016-20120329ARTFIG00499-reforme-de-la-carte-scolaire-des-parents-sont-decus.php

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Amine Meferret