4ème semaine de travail salarié : Je suis maintenant une des plus anciennes de l’équipe

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C’est la quatrième semaine de travail pour Kandia, qui accompagne de jeunes Trappistes sur le site du village d’été de Chansac. Après quatre semaines de travail, sur le site Kandia est maintenant une des plus anciennes de l’équipe d’animateurs.

lundi

Aujourd’hui, je commence à 12 h 30, puisque c’est lundi. Ça tombe bien, il faut qu’on ressorte et range toutes les affaires qu’on avait mises dans les vestiaires vendredi à cause d’un risque d’orage, qui n’a finalement pas eu lieu. “Oh non ! On ne va pas se battre avec les parasols aujourd’hui” me répond Marie-Christine, la plus expérimentée d’entre nous, quand je lui demande si je les installe.

Je m’attendais à voir Manu, qui était censée être l’une de mes responsables. Émilie notre nouvelle responsable, qui était déjà avec nous la première semaine avant d’aller en séjour, nous explique que finalement une autre mission lui a été confiée à la mairie et qu’elle ne sera donc pas avec nous pendant ces deux dernières semaines.

À 14 h, à l’heure de l’ouverture, sur le site, il n’y avait pas grand monde, parce que le temps ne cesse de changer. Un coup il fait beau, un coup il pleut. Je ne savais pas où me mettre…Je suis allée aux nouvelles structures gonflables : un toboggan et un baby-foot géant, avec Fatoumata, mon amie et camarade de classe de terminale au lycée. Nous l’accueillons pour la semaine d’effort, dispositif mis en place par la mairie permettant à des jeunes de travailler quelques jours. Je suis trop contente. C’est trop dommage qu’elle reste avec nous que pour 4 jours. Travailler avec elle me rappelle un peu le lycée, dont je suis un peu nostalgique.

Les structures gonflables tournent sur les quatre villages d’été tous les 10 jours en général. Je crois que c’est la dernière fois que ça va tourner parce que dans deux semaines, c’est la fin des villages d’été. Ces structures sont super importantes pour les villages parce que c’est l’animation préférée des enfants. Dans la structure du baby-foot géant, les joueurs, ce sont les enfants et c’est un vrai ballon de foot.

Vers 15 h 30, j’en avais marre de rester au soleil, je suis donc partie à l’espace Création. Efraïm, 19 ans, qui était avec nous à la semaine d’effort et est resté finalement parce que nous étions en manque d’effectifs, a transformé l’espace création en un espace jeux de société. Avec les enfants, on a joué à Dobble, un jeu de carte d’observation et de rapidité, et à “je fais ma valise”, un jeu où on doit faire rentrer tous les objets présents sur une carte dans une valise. Pendants qu’on jouait à « dans ma valise », une petite de 5 ans a triché. Je l’ai laissée croire que je ne le savais pas, je l’ai même félicitée. C’était trop drôle. Pendant ce temps, Efraïm, joue à “qui est-ce ?” avec un autre groupe d’enfants. Comme d’habitude, à l’espace création et aux jeux de société, on a les enfants qui on entre 3 et 13 ans, environ. Les “grands”, les 14 ans et plus, préfèrent soit prendre les jeux pour jouer entre eux, sans animateur, soit discuter avec les animateurs qu’ils connaissent déjà des 3 espaces jeunes de Trappes, des quartiers Le village, Paul Langevin ou Anatole France.

Aujourd’hui, l’Espace création, c’était sous une sorte de tente et Jessy, mon collègue fort en dessin et en peinture faisait des tableaux aux enfants avec leur prénom ou leur nom, ou encore le drapeau d’origine de leurs parents. « Je vais l’accrocher dans ma chambre » m’explique une petite de 10 ans en parlant de son tableau contenant son prénom. Pour le coup, je voulais moi aussi en faire pour ma chambre.

Il y a aussi, un atelier cirque, si vous voulez” propose, Marie-Christine aux enfants pendant que nous jouons à Dobble. Aujourd’hui, nous avons un intervenant, dont je ne connais pas encore le nom, puisque je ne me suis même pas approchée de son activité. Je ne sais pas vraiment pourquoi, la flemme, je crois. Et pourtant, d’habitude, je suis curieuse et je me déplace pour poser des questions. Je sais qu’il était passé sur les autres villages et j’étais pressé qu’il vienne à Chansac, mon village. Je crois que “le truc” de voltige, une sorte de manège ou d’acrobatie de cirque, reste avec nous toute la semaine. Les enfants aiment tellement cette activité qu’ils ne sont même plus à la structure gonflable.

À 17h30, il faut désinfecter, le site pour le rouvrir une demi-heure plus tard. Après la réouverture du site à 18h, je suis allée faire le DJ, parce que je trouve que les musiques qu’ils mettaient, c’était pas trop ça, soit pas à mon goût, soit qui datent. Du coup, à partir de la musique dispo sur un téléphone que j’ai trouvé sur la sono, j’ai mis du Dadju, parce que c’est un de mes chanteurs préférés. “Ah, c’était dégueulasse” me dit Myriam après avoir su que c’était moi qui avais choisi le morceau. Je sais que niveau playlist, on n’a jamais les mêmes goûts que les autres. Franchement, Alpha et Mélanie me manquent avec leur ambiance. Leur playlist n’était pas si mal au final. Le temps est passé vite après. À 19 h 30, le site ferme. Il pleut, on se dépêche tous de tout ranger et de rentrer chez nous.

mardi

Pourquoi tu fais la sérieuse ?” me demande Pienda, ma collègue, la trentaine, qui était partie en séjour il y a deux semaines. Je suis trop contente de la revoir, surtout que je ne m’y attendais pas. J’étais en train de remplir la fiche d’appel sur l’ordinateur de la mairie, quand j’ai tout supprimé. Sans savoir comment. J’étais trop énervée contre moi-même. Et Pienda en passant m’a vu en train de réparer mes dégâts, très concentrée.

Aujourd’hui, je suis à l’accueil pour toute la journée. Aminata et Myriam étant parties au parc saint Paul avec Lévy et Daniel, sans moi finalement. Comme Myriam avait des heures à rattraper pour ne pas être venu vendredi, le jour de l’Aid, elle est allée à la sortie. J’étais sensée y aller parce que j’avais presque la totalité de mon Bafa, mais j’ai donné ma place à Aminata qui voulait y aller aussi avec sa copine, Myriam. Ce n’est pas si grave finalement. Moi, je suis déjà allée au parc saint Paul. Quand j’aurai le Bafa, j’aurai l’occasion d’en faire plein des sorties. En plus, je ne voulais pas laisser ma copine Fatoumata, “toute seule”.

Sur le site, en début de journée, un groupe de musiciens est venu. Ils ont tourné sur les autres sites de la ville et maintenant, c’est à notre tour. Ils sont venus avec leurs percussions et ont joué de la musique avec quelques jeunes venus du centre départemental de loisirs jeunes des Yvelines. À la place de passer l’été chez eux ou dans les villages d’été, une trentaine d’enfants se sont inscrits pour passer l’été avec des policiers nationaux diplômés du Bafa. Ils sont déjà venus deux ou trois fois auparavant. A chaque fois, ils tombent à pic, au moment où le site est presque vide. Alors que presque tous les enfants qui ont l’habitude de venir à Chansac sont partis au parc saint Paul, grâce à eux, nous avons un peu de monde sur le site. Contrairement aux sites Langevin et Broustal qui sont presque tout le temps remplis, le site de Chansac est un village qui n’est pas central, ce qui fait que les gens ne sont pas souvent au courant que nous existons.

Vers 18 h, je suis allée sur le site pour voir ce qui s’y passait. Pas loin d’un groupe de jeunes qui jouent au tir à l’arc, un autre groupe d’enfants plus jeunes customisent, à l’espace Création, des petits bonhommes avec Marie-Christine et Pienda, mes deux collègues qui travaillent toute l’année dans les centres sociaux culturels de Trappes. Pienda, qui aime visiblement beaucoup les jeux d’eau, déplore l’absence de pistolets à eau qui auraient grave servi par cette chaude journée ensoleillée. On en avait beaucoup au début, mais ils se sont presque tous cassés.

À 19 h 30, le site ferme. Au même moment, arrivent les animateurs partis à la sortie. “Franchement nikel” me répond Lévy, l’un des animateurs de la sortie, lorsque je lui ai demandé si mon petit frère de 10 ans s’était bien comporté. Cela m’a étonné puisqu’il a l’habitude de faire n’importe quoi. Peut-être qu’il avait peur de Levy, ou de Daniel. Mais je crois qu’en fait Lévy m’a dit ça pour me rassurer.

mercredi

Aujourd’hui, il fait beaucoup trop chaud. Quand il fait chaud, soit je vais à l’accueil, soit à l’espace Création parce que ce sont les endroits les plus frais. Comme nous avons perdu quelques parasols, nous ne pouvons pas en prendre dans l’espace détente pour en mettre sur les structures gonflables. Ce qui fait que depuis le début de la semaine, je n’y suis pas allée. En plus, généralement les animateurs garçons y restent toute la journée sans se plaindre, même quand il fait chaud.

Quand les garçons ont voulu changer un peu, ils sont partis à l’accueil, et moi à l’espace Création, où Aminata jouait à “Qui est ce ?” avec un groupe de jeunes, pendant que Marie-Christine créait des visages avec des enfants, à l’aide d’autocollants et de peinture sur la tête pour faire des cheveux. “Madame, je peux avoir un pinceau ?” me demande une fille de 12 ans. Je lui réponds : “C’est pas « Madame », c’est Kandia”. Cette réponse, nous la donnons presque tous lorsqu’on nous appelle « Madame ». Moi, perso, ça me fait trop penser à l’école, alors qu’on est vacances. C’est vrai qu’aux yeux des enfants, je suis « la grande », mais je ne veux pas être autoritaire avec eux. De l’autoritaire, ils en ont déjà à l’école et à la maison. Ils viennent plutôt ici pour s’amuser. Je ne veux pas mettre de barrière entre nous. Je veux qu’ils me voient comme leur grande sœur. C’est vrai que dés fois ça m’arrive de hausser un peu la voix lorsqu’ils n’écoutent pas, mais sans plus. Je vois mes petits frères et sœurs quand je suis avec eux. Je suis contente lorsqu’ils viennent me demander de l’aide pour quelque chose. Je me sens utile, importante.

Cette journée aussi a été très rapide. Je ne l’ai pas vu passer. À la réunion bilan, Marie-Christine, nous annonce qu’elle part en vacances. C’est normal, elle a travaillé toute l’année. J’étais trop triste. Je savais qu’elle partait en vacances mais, mais je pensais que c’était vendredi. D’abord, ça a été Lolita, ensuite Mélanie et Alpha. Pienda et Jessy aussi partent vendredi, pour des vacances d’été bien méritées. Daniel, Lévy, Aminata, Myriam et moi sommes les seuls à être là depuis le début.

Jeudi

Aujourd’hui, à mon arrivée à 13 h, tout était déjà mis en place. Qu’ils sont speed mes collègues. Il fait une chaleur infernale. 34 degrés. On est tous déjà assommés alors que la journée n’a pas commencé. Après avoir tout installé avant l’ouverture du site, on s’est presque tous posés à l’accueil à parler de travail, d’études et de la chaleur aussi.

À 14 h, à l’ouverture du site, ma collègue Assia, la vingtaine, qui fait partie de mes nouveaux collègues du mois d’août, est restée à l’accueil pendant que nous sommes allées avec le peu d’enfants qui sont venus. Aujourd’hui, des clowns vont faire des animations. Nous sommes presque tous partis avec une quinzaine d’enfants regarder le mini spectacle sous la bâche de l’espace création. On ne peut se mettre que là, vu la chaleur qu’il fait. Les enfants ont été installés sur des bancs, avec un parasol au-dessus d’eux, évidemment. D’ailleurs, je me demande comment les clowns font pour jouer sous ce soleil ardent. “La magie ça n’existe pas” affirme une jeune de fille de 9 ans, lorsque le clown faisait des petits tours de passe-passe. Lors du spectacle, le clown essaie d’interagir avec eux :

- « bah, elle est où la balle ?

- bah, elle est là, devant vous !

- Vous avez peur des serpents ? » demande le clown,

- oui ! » répondent les enfants en chœur.

En fait, même moi, j’avais peur, mais c’était que des ficelles. ” Même si vous n’avez pas soif, venez boire” précise Émilie aux enfants. Il fait beaucoup trop chaud, il faut les hydrater sinon ils tomberont malades, ils sont sous notre responsabilité.

À 15 h, après le spectacle de clown, les jeunes sont allées jouer des percussions avec un groupe de musique qui est là depuis lundi. Ils se sont installés sous une bâche en face de l’espace création. Mais Éfraïm, mon collègue de 19 ans, qui s’ennuie et qui a chaud, a commencé des batailles d’eau, depuis hier. Finalement, il ne restait presque plus d’enfants à l’atelier percussions. Ils sont tous contre Éfraïm qui demande qu’on vienne l’aider.

Les filles, il faut proposer des activités manuelles” nous suggère Émilie, notre nouvelle animatrice responsable depuis lundi. Du coup, vers 16 h, nous avons proposé une activité décoration de coquillages, avec 5 enfants au début, mais de plus en plus au fur et à mesure. « Tu peux lui coller les yeux ? » me demande une fille de 10 ans. Il fallait les coller avec un pistolet colle. On ne peut pas leur donner, parce qu’ils risquent se brûler avec de la colle chaude. “Toi depuis tout à l’heure t’es là, t’es pas sortie” constate une jeune fille de 13 ans en parlant à Éfraïm, qui est venu se protéger à l’espace création, parce que les enfants n’ont pas droit d’y jouer.

« À 17 h 30, il faut désinfecter » nous prévient Émilie. Lorsqu’on désinfecte, comme d’habitude, on fait sortir tout le monde. Après avoir fini de désinfecter, alors que les enfants étaient dehors en train d’attendre la réouverture du site. nous avons fait un petit goûter entre animateurs. Il y avait des gâteaux, des cookies, du jus… À 18 h, je suis partie dans les vestiaires, j’ai vu qu’il n’y avait personne à l’accueil alors qu’il y avait une famille qui venait d’arriver. Je me suis donc occupée d’eux. J’ai enregistré leurs noms, prénoms, et date de naissance sur l’ordinateur. Par erreur, j’ai noté les gens sur le tableau Excel du loto et non sur le tableau de présence. J’ai dû tout recommencer. J’étais dégoûtée, c’était long. Je suis restée à l’accueil jusqu’à 19 h 30 pour réparer ma bêtise. Aujourd’hui, c’était pas vraiment ma journée. J’espère que demain sera meilleure.

Vendredi

Pas d’alcool, pas d’activité physique sportive, se mouiller souvent, casquette obligatoire pour tous les enfants”, Émilie nous lit les restrictions de la mairie. Je ne pense pas qu’on aura du monde aujourd’hui, puisque personne ne sait que la casquette est obligatoire. À 14 h, le site ouvre, mais un groupe d’enfants est venu sans casquette. Myriam, à l’accueil leur a donc demandé de rentrer chez eux et d’aller en chercher. Pendant ce temps Efraïm, recommence ses batailles d’eau. Il commence par mouiller Aminata. Ensuite, il déclare la guerre à Assia, notre nouvelle collègue depuis lundi. Moi, Efraïm m’a mouillée, mais je n’ai pas trop réagi, parce que j’avais la flemme de rentrer dans cette guerre qui ne termine pas. De toute façon, j’ai séché 10 minutes plus tard.

Au milieu de ce désert d’activité, j’entends soudain : “Kandia est demandée à l’accueil. Je répète : Kandia est demandée à l’accueil”. C’est Aminata qui s’amuse au micro. Aminata et Myriam sont mes deux collègues depuis le début, on rigole trop ensemble. C’est super de travailler comme ça. Là, elles se sont emparées du micro et ne cessent de faire des blagues à tout le monde.

À 15 h, le groupe d’une quinzaine de filles et de garçons âgés 8 à 13 ans qui étaient venus sans casquette tout à l’heure sans casquette est revenu avec leurs casquettes cette fois-ci. La plupart d’entre eux sont venus à l’espace Création décorer des pots de fleurs. Le reste a fait des batailles d’eau.

Vous pouvez faire une affiche avec joyeux anniversaire” nous suggère Émilie. Aujourd’hui, vers 18 h, on fête l’anniversaire de la fille de madame Toumi, une maman qui vient souvent avec ses 3 jeunes enfants. Comme toutes les mamans, elle se pose à l’espace détente et discute avec les autres mamans. Je crois que sa fille a 11 ans aujourd’hui. Sa mère a apporté des gâteaux tout à l’heure. Aminata et moi, on était les décoratrices de son anniv.

À côté de nous pendant que nous étions en train de gonfler les ballons, l’intervenant du foot freestyle a fait un spectacle avec une dizaine de personnes, étonnamment calmes. Presque tout le monde a mis la main à la pâte. Même des filles ont fait une affiche, des guirlandes, gonfler des ballons…Une fille 11 ou 12 ans, pas plus, s’est même entraînée à jouer un air de « joyeux anniversaire » avec sa flûte. Pourtant, elle ne savait même pas qu’il y avait un anniversaire aujourd’hui, je crois qu’elle a tout le temps sa flûte sur elle. « Je ne connais plus les notes, j’ai oublié”, m’explique-t-elle timidement, alors que j’essaie de l’encourager.

L’anniversaire a finalement commencé 1 h en retard, à 19 h. Ça va être rapide, puisque nous avons le loto de la soirée à organiser aussi. Mme Toumi a apporté des gâteaux, les autres trucs comme les chips, jus et bonbons, ont été pris sur le site du Village. La fille qui fêtait son anniversaire a été content de souffler ses bougies. Les enfants étaient contents d’assister à l’anniversaire, et d’avoir bien goûté. À 19 h 30, l’anniversaire a dû se terminer.

Tous les animateurs se sont mis à ranger, nettoyer et mettre en place la soirée loto. À 20 h, avec Marie-Christine, Assia, Aminata et Myriam, nous étions à l’accueil. Marie-Christine vend les tickets de loto pour l’association Solidarité Pour Vivre Ensemble, dont elle est présidente.

À 20 h 30, la soirée commence. Certains d’entre nous ont dîné, avec le sandwich fournis par la mairie tous les vendredis. Comme j’étais calée par ce que j’ai mangé à l’anniversaire, je n’ai rien avalé, mais j’ai pris mon sandwich pour le manger chez moi, puisque je savais que j’allais avoir faim plus tard. Aminata et moi, nous nous occupons des numéros. Moi, je tourne la machine, qui va me sort une petite boule avec un numéro, que je montre ensuite à Aminata, qui le dit à Assia, qui, elle, va le dire au micro. Myriam écrit ces numéros sur un tableau, pour les gens qui n’arrivent pas à suivre. Nous sommes devenus des pros de la loterie.

Ma mère et mes trois frères et sœurs sont venus tenter leur chance. Malheureusement, ils n’ont pas gagné. Une famille de chanceux a gagné presque tous les lots : la télé, le robot, la tablette…. Les autres étaient dégoûtés, mais c’est le hasard. A la fin du loto, à 22 h, on se met à tout ranger en vitesse. Et puis nous avons souhaité de bonnes vacances à Marie-Christine et à Jessy. Ils vont me manquer…

Kandia Dramé

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