Pélerinage en Syrie

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En islam il n’y de pèlerinage que vers la mosquée sacrée de la Mecque. Cependant ce voyage au Moyen-Orient avait une symbolique tellement vivace dans mon esprit que je n’ai trouvé d’autre comparaison pour vous signifiez que ma raison de vivre se jouait là-bas… sous les palmiers et le sable chaud.

Tout a commencé à l’Institut International de la Pensée Islamique. J’étais un élève de première année de licence interdisciplinaire désireux d’appendre l’islam de manière scientifique, universitaire. J’étudiais l’islam à la lumière des sciences humaines tel que l’histoire, la sociologie, l’anthropologie etc… Bien sûr il y avait une autre partie des cours qui concernait les sciences islamiques tels le droit, les sciences du Qoran, la langue etc… Cette méthode était bien différente de celle avec laquelle ont m’avait initié à l’Islam, méthode que je continuais à suivre qui consistait à interpréter l’Islam à la lumière du Qoran et de la Sounna (Tradition prophétique) selon la voie des pieux prédécesseurs et de ceux qui les ont suivis dans le bien jusqu’à aujourd’hui. Je souhaitais avoir les deux approches dans mon esprit. D’ailleurs dans la classe il y avait un autre élève qui poursuivait le même but que le mien.

En plus d’étudier dans une université islamique j’étudiais en Licence de “Langue, Littérature, Civilisation arabe”, à l’université de Paris la Sorbonne nouvelle. Nous étudions la civilisation arabo-musulmane bien sûr de manière scientifique, mais plus orientée vers la littérature en comparaison avec l’Institut qui était plus orienté vers les sciences. Ainsi vous comprenez l’univers dans lequel je vivais. J’avais une telle passion pour la langue du Qoran que je choisis de me consacrer à elle. J’aurais pu choisir deux cursus différents pour posséder par la suite une double compétence ou pour assurer mon avenir. Effectivement comme il est difficile de trouver du travail avec la littérature, encore plus avec la littérature arabe, il y a beaucoup d’élèves qui choisissent de suivre un double cursus en plus de celui de la fac d’arabe. Par exemple droit, économie, science du langage etc… A l’époque mon rêve était de devenir chercheur, d’écrire des livres sur l’Islam, de voyager en terre d’islam, de faire des affaires en rapport avec l’Islam. Cette passion m’a permis d’apprendre l’arabe très rapidement. Par la suite je me suis rendu compte que je n’étais pas amoureux de cette langue mais, porté par ma foi, j’aurais pu faire de nombreuses choses, apprendre l’anglais, les maths toute sorte de sciences pour atteindre mon idéal qui était de devenir un savant lettré. Car Dieu dit dans le Qoran que parmi ses serviteurs seuls le craignent les savants, grâce à la connaissance qu’ils ont de Dieu et des hommes.

Ainsi un jour je décidai avec un camarade de l’Institut de partir en Syrie pour améliorer notre connaissance de la langue arabe, et bien sûr visiter ce pays emblématique doté d’une histoire riche et célèbre, que ce soit concernant les empires, les savants ou les monuments.

En route vers Dimachq (Damas)…

Avant d’aller en Syrie j’avais déjà fait un voyage linguistique en Mauritanie, destination qui n’était pas celle que je voulais initialement. La destination que je visais était le Yémen, mais ce pays étant déchiré par des guerres de clans je n’ai pas pu m’y rendre. Pour moi le Moyen-Orient était le lieu de tous les mythes, le lieu de mon accomplissement personnel.

En effet, le Moyen-Orient est le lieu d’un double imaginaire pour ceux qui cheminent vers Dieu et pour les amateurs de littérature :

Pour les amateurs de Lettres :

1- les mille et une nuits qui donnent une image fantaisiste de la civilisation islamique

Pour les amateurs de Dieu :

2 – Le Moyen-Orient est une terre d’Islam sur laquelle s’est jouée toute l’histoire de l’Islam, ainsi que celle de nombreux prophètes d’après le Qoran.

Ainsi nous avons deux images complètement opposées du Moyen-Orient. Une première basée sur l’esthétique, la beauté, le romantisme et une deuxième basée sur la foi et sur Dieu. Personnellement j’étais amateur des deux visions, j’adorais l’histoire de la civilisation islamique mais aussi l’histoire, les romans, les fictions, les essais des lettrés musulmans.

” En effet c’est son Livre* qui L’atteste pour celui qui désire Le connaître. C’est la voie qui conduit l’aspirant vers lui. C’est sa lumière éclatante qui a illuminé les ténèbres“Ibn Al Qayyim Al Jawziyya

Fin de la première partie de ce récit. Le second et dernier épisode traitera de la confrontation de cet idéal à la réalité…

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Infos de l'auteur

Makan Fofana

Habitant du quartier du Bois de l'Etang à La Verrière, ancien étudiant à la Sorbonne Nouvelle en Licence Langue Littérature et civilisation, écrivain à mes heures perdues, amateur de philosophie, de spiritualité et du monde de l'entreprise. A travers ce blog je souhaite favoriser de nouvelles initiatives dans le quartier.