Parcours culturel de la Mission Locale : Une arme culturelle en danger

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Le 28 mai 2015 a eu lieu un rassemblement devant l’hôtel d’agglomération de Saint-Quentin en Yvelines. Le but ? Défendre la culture dans les villes Saint-Quentinoise, mise à mal par les restrictions budgétaires du gouvernement et absente des priorités de la majorité politique actuelle. Le choix de cette dernière s’est en effet porté sur une diminution du budget alloué à la culture et aux associations. Mauvais choix puisque c’est le cœur d’action et d’animation populaire de SQY.

Saint-Quentin en Yvelines c’est un réseau bien structuré et présent partout de médiathèques, des salles de spectacle dans chaque commune, des fêtes et des festivals (Altérnatiba SQY à La Verrière, Quartiers en fêtes à Guyancourt, Fête d’ Automne à Elancourt…), toute l’année, le théâtre d’improvisation (Déclic Théâtre, pépinière de talent), le Parcours le culturel de la Mission Locale et cetera. De quoi s’exprimer, s’émerveiller, s’évader, s’instruire et se libérer pour chacun des habitants. Mais les baisses des budgets limitent les moyens et les contenus. Du coup, ses salles ferment (Maison de la Poésie, Maison de l’environnement) quand d’autres souffrent (Le Scarabée, La Merise) et affaiblissent leurs programmations. Le Parcours culturel s’en trouve directement impacté.

Mais qu’est-ce que le Parcours culturel de la Mission Locale ? Crée en 2008 à l’initiative de Stéphane Gillot et Sophie Pascal, le Parcours est une sélection de spectacles proposés aux jeunes inscrits à la Mission Locale. À l’origine, il était également composé de rendez-vous de l’insertion qui permettait la visite de médiathèques, médias locaux, maison de la poésie et cetera. Aujourd’hui c’est 15 spectacles (3 au départ) par an en moyenne et 14 jeunes par soir. C’est aussi et surtout un espace de liberté où les jeunes de tous horizons et de tous niveaux sociaux peuvent passer une soirée au théâtre pour y découvrir et apprécier différents spectacles (cirque, théâtre, opéra, concert…), rencontrer d’autres jeunes, échanger avec des directeurs de salles, des acteurs, des metteurs en scène et finir la soirée autour d’un verre dans un bistrot. Et tout ça pour une participation de 2€ par spectacle. Un moyen accessible de se cultiver tout en s’insérant dans la société.

Le Parcours culturel bénéficie du budget de la Mission Locale mais aussi du partenariat financier de la CASQY. Le pouvoir des salles de spectacles à proposer des tarifs attractifs permet également l’existence du projet. La baisse des budgets de SQY affaiblissent les théâtre et salles de concert et diminuent l’attractivité de leurs tarifs et la richesse de leurs programmations. Le Parcours culturel de la Mission Locale a déjà vu son accès aux salles diminué à 2 : Théâtre de St Quentin en Yvelines à Montigny-le-Bretonneux et La Ferme de Bel-Ébat à Guyancourt, la Merise, par exemple, n’ayant plus les moyens d’offrir un accès au Parcours. Le manque de participation des jeunes est aussi un souci majeur ! Nous étions 20 en moyenne par soir mais le nombre de présents à diminué de 25 % environ. Le manque d’engouement des jeunes, s’il croit, fera perdre sa légitimité au parcours culturel.

Compte tenu de la situation actuelle de SQY et de la gestion visant à prioriser les entreprises, l’excellence et l’élitisme sportif, l’urbanisation etc, la culture et l’associatif seront de plus en plus affaiblis et le parcours culturel risque de disparaître. Laissant les jeunes loin de la culture et de tous ses bienfaits politiques et sociaux…

Tristan Péribois

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Infos de l'auteur

Tristan Péribois

Dionysien de naissance mais Guyancourtois de cœur, j'ai grandi entre Guyancourt, Montigny et Voisins. Passionné de lecture, d'écriture et de politique, j'ai crée un blog "Elections Guyancourtoises" et participé à la rédaction du journal local "Le Complément". Le Trappy Blog est une nouvelle étape dans mon engagement.