J’aide Lorena, 7 ans, à progresser à l’école grâce mon volontariat à l’Afev

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Voici maintenant plus d’un mois que je suis volontaire en service civique : je suis engagée 24 heures par semaine au sein de l’Association de la fondation étudiante pour la ville, l’Afev, en échange d’une indemnité. Mes tâches sont diverses et variées : alimenter les réseaux sociaux, animer deux heures par semaine un atelier autour du langage dans une école primaire de Trappes, organiser des sorties collectives… Mais mon action est surtout centrée sur l’Accompagnement individualisé (AI), c’est-à-dire l’accompagnement deux heures par semaine d’un élève en difficulté socio-éducative. Voici le récit de mon expérience, riche sur le plan professionnel mais également humain.

Entre collègues Afeviens, on parle d’AI. L’AI, l’Accompagnement individualisé, ce n’est pas qu’une aide aux devoirs. On peut aussi discuter, sortir, jouer. L’objectif est que l’élève retrouve confiance en lui (ou elle) et gagne en autonomie. A l’AFEV, les volontaires sont également bénévoles. On m’a bien expliqué tout cela avant que je commence mon accompagnement.

J’étais à la fois excitée et anxieuse face à cette expérience pour moi inédite : à quoi ressemblait l’enfant que j’ai choisi d’accompagner ? Comment vais-je être accueillie au sein de sa famille ? Mon action va-t-elle lui apporter véritablement quelque chose ? Autant de questions que je me posais avant un rendez-vous , qu’on appelle là-bas une mise en place, ou MEP.

Un premier rendez-vous pour faire connaissance

J’ai été très bien accueillie par les parents de Lorena, jeune Elancourtoise de 7 ans, que j’accompagne depuis maintenant 6 semaines. Mylène, sa petite sœur de 3 ans est là aussi. Entourée de moi-même, mais aussi de Dominique Taulera, responsable de la réussite éducative de la mairie d’Elancourt, de Solenne Dubois, salariée chargée du développement local, et d’un de mes collègues volontaires venu en observation, cette élève de CE1 toujours souriante et de bonne humeur, avait pourtant de quoi être intimidée. Tous assis sur le canapé du salon, nous avons commencé par nous présenter. Puis nous lui avons expliqué en quoi consistait l’AI. “Tu es contente d’avoir quelqu’un pour t’aider ?”, a demandé Dominique à Lorena. C’est avec un sourire timide que celle-ci a répondu positivement J’ai été ravie de faire la connaissance de cette petite famille.

Je me suis alors posé la question : que faire avec elle durant les séances d’accompagnement ? Après un instant de réflexion, une foule d’idées me sont venues spontanément. Exercices, jeux, discussion… Tout est bon pour qu’un enfant ou un jeune en difficulté assimile des notions apprises en cours, et surtout se sente valorisé.

Du coloriage et des visites à la médiathèque pendant les séances

Puis est venu le jour de la première séance d’accompagnement. Je savais que Lorena avait des difficultés en maths. Je lui ai donc proposé un moyen efficace et ludique pour qu’elle s’exerce en calcul : coloriage magique. Le principe ? Chaque case du dessin contient un calcul dont le résultat correspond à une couleur. “J’adore ce coloriage”, me répond-elle. Depuis, elle m’en demande à chaque séance.

Les activités que nous partageons toutes les deux sont variées. En plus de discuter ou faire des exercices, nous lisons également beaucoup. Elle adore la lecture, même si elle a un peu de mal à prononcer certains mots. Je l’ai d’ailleurs emmenée à la médiathèque des Sept-Mares récemment, un lieu calme, pas loin de chez elle, où elle a pu se concentrer davantage, sans être distraite par sa petite sœur. Elle connaît maintenant l’endroit comme sa poche. Elle y va de temps en temps avec sa mère et sa sœur, et m’a tout de suite présenté son rayon favori : celui des contes. “J’adore les histoires. Même si un livre ne m’intéresse pas, je vais le lire”, me dit-elle.
Nous avons aussi vu début décembre un spectacle de danse au Prisme, dans le cadre d’une sortie collective. Elle a ainsi pu faire la connaissance d’autres bénévoles, volontaires et jeunes. Aujourd’hui, je la vois surmonter ses difficultés petit à petit. Quant à moi, j’en apprends davantage sur l’aspect social de l’enseignement, sur tout ce qui concerne le contact à l’enfant. Et c’est aussi ça le but d’un service civique : acquérir de nouvelles compétences.


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Infos de l'auteur

Katia Nunès

Versaillaise qui vit maintenant à Guyancourt, amatrice d'arts en tout genre qui aime aussi parler de société, d'éducation et d'inégalités. Curieuse de tout et qui aime apprendre des autres, le Trappy Blog est pour moi un moyen de partager mes expériences et les questions que je peux me poser.