Hayatte Maazouza, un parcours atypique

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A peine 25 ans et déjà présidente de l’association Les Relayeurs, diplômée de L’EDHEC, responsable des relations entreprises chez Mozaik RH, et élue à la mairie de Trappes. Portrait d’une Trappiste ambitieuse et talentueuse !

Trappiste de naissance…

Pour Hayatte, Trappes est plus qu’une ville natale, c’est « une ville qui a évolué en même temps qu’[elle], positivement bien sûr ! ». Le parcours d’Hayatte Maazouza est assez original puisqu’elle est la seule fille, la cadette, parmi ses trois frères. Native de Trappes, la jeune femme explique ce que l’histoire du choix de son prénom à de déterminant dans ses engagements : « Mon père était malade. Il a subi une greffe des reins en 1989. Un an après, je suis arrivée. Du coup, il m’a appelé Hayatte, ce qui signifie « la vie » ».

Le talent n’est pas toujours inné…

« Après mon bac ES, c’est un peu par hasard que j’ai tenté d’intégrer les classes préparatoires. Mais c’était avant tout grâce à mon Professeur M.Thomas Galoisy qui eu confiance en moi ». Juste après les émeutes de 2005, Hayatte était au lycée de la Plaine de Neauphle. Il existait à l’époque un programme d’égalité des chances qui mettait les élèves ayant un potentiel en relation avec l’Ecole des Hautes Etudes (HEC) : « En fait, un mercredi sur deux, on allait à HEC à Jouy-en-Josas, pour parler de plein de choses, pour faire des découvertes culturelles…C’est là que j’ai eu le premier contact avec les grandes écoles… ». Après avoir tenté une première fois sa chance, Hayatte Maazouza n’atteint pas son objectif d’intégrer le top10 des grandes écoles de commerce. Du coup elle décide de s’inscrire en M1 Histoires des relations internationales à Paris 1 en faisant partie en parallèle d’un autre programme intitulé « Une grande école,pourquoi pas moi ? ».« Certes, mon trajet, quotidien, de trois heures pour aller à Paris où j’étais en cours avec des enfants privilégiés habitant à cinq minutes de la fac n’a pas toujours été facile. Mais j’ai résisté en restant positive et ne pensant qu’à mon avenir ». Hayatte concède par ailleurs qu’elle n’aurait jamais pu atteindre son niveau actuel sans l’aide de son entourage. Très soutenue par sa famille, Hayatte est reconnaissante envers ses frères qui l’ont aidée financièrement et moralement. Par la suite, la jeune Trappiste intègre l’EDHEC à Lille, une des trois meilleures écoles de commerce de France, tout en suivant le programme « passeport d’avenir ». Après avoir fait l’expérience du travail dans de grandes entreprises, Hayatte décide finalement de ne pas suivre la voie royale qui lui est offerte, et préfère « suivre ma petite voix intérieure afin d’aider les gens en retour, en cherchant à contempler le monde de l’entrepreneuriat sociale et solidaire. C’était, d’ailleurs le motif du choix de son mémoire de fin d’étude « la discrimination liée à l’origine sur le marché d’emploi en France et les réponses en matières d’innovations sociales ». Elle est aujourd’hui responsable des « relations entreprises » chez Mozaik RH, cabinet de recrutement et de conseil en ressources humaines, spécialisé dans la promotion de la diversité.

Les Relayeurs, c’est donner les clés de la réussite !

« Il y a beaucoup de gens qui pensent que la réussite se produit grâce à l’argent. A mon sens, la vraie réussite se réalise grâce au nombre de rencontres que tu arrives à valoriser » Le principe des rencontres est qu’elles donnent de l’information sur ce qu’il est possible de faire mais aussi comment parvenir à le faire. La transmission de cette information, grâce à laquelle un destin peut être changé, tel est le principe des « Relayeurs », qui « veulent créer le déclic chez les jeunes, en leur disant : « voilà, on est la preuve que c’est possible » ». Le principe, c’est qu’un groupe de jeunes diplômés participent à la réussite des lycéens en leur donnant l’information issus de leur expérience personnelle, mais surtout en les mettant en contact avec des spécialistes qui pourront les aider à réaliser concrètement leurs projets. « D’une manière générale, nous nous présentons comme des intermédiaires. Le collectif a été créé d’une manière simple pour unifier les informations que nous possédons et, sur cette base, agir collectivement. Nous avons une multiplicité de profils, des anciens élèves de grandes écoles mais aussi des enseignants de l’éducation nationale ». C’est que chez les Relayeurs on met l’accent sur l’efficacité du travail en équipe, car si « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »

Née le 9 juillet 1990

Bac en 2008

Équivalence L3 en 2011

Master à l’EDHEC en 2015

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Infos de l'auteur

Amina Mouhoub El Atmani

Fascinée par les belles lettres, égarée dans les rimes et amoureuse de Trappes, j'adore l'écriture en générale et la poésie en particulier. Master II littérature générale et comparée. Prix de poésie pour la francophonie en 2010 et prix Halaly de poésie en 2015.