La galère des jobs d’été

0

Que faut-il de nos jours pour obtenir un job d’été ? Pas un poste avec des compétences spécifiques. On sait bien qu’à 18 – 19 ans on n’a pas encore de compétences pointues. Mais les petits jobs, les jobs sans qualifications, les « menial jobs » pour les anglophiles, ils disparaissent soudainement pendant l’été ??

Pourtant, les salariés qui partent en vacances ou qui du moins posent des congés, ça ne manque pas. Et encore une fois je ne parle pas des boulots de cadre sup, mais des caissiers, préparateurs de commandes, serveurs…

Et pourtant personne, ou en tout cas en ce qui me concerne, personne ne veut accepter notre aide pour remplir ce déficit temporaire de travailleurs. Les offres auxquelles j’ai postulées se comptent par dizaines, sur internet, par téléphone, physiquement sur les lieux de travail. Et pourtant ! Aucune réponse positive, à peine quelques retours, négatifs évidemment.

Pourquoi ? POURQUOI ? Je n’aime pas jouer à ce jeu là. Mais malheureusement je ne pense pas que l’affaire soit tout à fait exempte d’un racisme ambiant. Comment expliquer sinon qu’en utilisant le même centralisateur d’offres de jobs, un Rémy reçoive 5 réponses et moi littéralement 0 ? S’il y a d’autres raisons, moins faciles, moins évidentes, qu’on me les donne ! Je n’ai pas grandi avec le racisme comme excuse à tout, mais aujourd’hui, je ne vois rien d’autre, et ça ne me rassure pas.

Conclusion, le permis va être plus difficile à financer que prévu. Pas grave, j’ai bien l’intention de combler mon injuste retard nominal par de belles études et d’ambitieuses initiatives personnelles faites de même et ne laissez rien vous empêcher d’avancer !

Partager sur :

Infos de l'auteur

Samir Ouchenir

Aujourd'hui à l'université, arrivé à Trappes en CM1. Trappiste "atypique" tirant autant du Versaillais (bac au lycée St-Jean de Versailles) que du Trappiste passé par Déclic Théâtre.