Un coin de verdure et de partage au pied d’un immeuble de Trappes

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Pour la troisième année consécutive, un jardin potager est lancé ce mercredi 17 mai au square de La Commune. A 15 heures les résidents se sont retrouvés autour d’Abdul, l’initiateur du projet. 

Voilà trois ans qu’un jardin potager existe au pied des immeubles du square de La Commune à Trappes. Abdul, salarié du bailleur Valophis et meneur de projets pour l’animation du quartier, a donné rendez-vous aux habitants ce 17 mai pour relancer un jardin à l’arrivée des beaux jours.

Sous un soleil de plomb, je rejoins Abdul dans le jardin potager d’une résidence des Merisiers. Il est entouré de 5 gamins. Quatre filles et un garçon, âgés de 6 à 11 ans et habitant La Commune. Il porte fièrement le projet à bout de bras, se laissant peu de répit, il jongle entre plantation et éducation. « Des habitants m’ont dit que ce serait bien d’avoir ce genre de choses », raconte-t-il avant de préciser : « Pour montrer aux enfants que ça ne tombe pas du ciel ».

Les petites mains s’affairent, il faut planter des poivrons et des piments dans un bac en bois ainsi que des framboisiers à même le sol, au pied des palissades. Pour cela il fait creuser des trous. Les enfants ne cessent d’entourer Abdul en suivant ses consignes, volontaires et autonomes.

Abdul leur répète inlassablement que le jardin appartient à tout le monde. Que chaque résident peut se servir, qu’il faut partager. Il répond aussi aux nombreuses questions des enfants, et les rassure face à leurs réticences liées à leur découverte de la nature. « Mettez vos mains dans la terre, n’ayez pas peur ça ne va pas vous manger ! » incite-t-il.

« Ça permet d’apprendre à respecter la nature », affirme l’animateur. « Quand on respecte la nature, on fait attention, on se demande où on doit jeter sa poubelle », argumente-t-il. Les enfants n’économisent pas non plus leur enthousiasme quand il faut arroser les plantations et semer des radis et des fleurs contre les limaces. Ils vont spontanément remplir les arrosoirs quand ils sont vides et vont même jusqu’à réparer un bac cassé. Les gamins du quartier sont pleinement investis « Comme ça ils peuvent manger des choses dont ils connaissent la provenance » se réjouit le meneur du projet.

Si le jardin-potager existe depuis trois ans, il en est à ses premiers balbutiements : « ça s’installe, mais la gestion c’est pas encore ça », confie Abdul. Ce projet est unique à Trappes, mais il devrait encourager d’autres projets de ce type. « C’est une première étape pour dire que c’est possible », affirme-t-il. Les habitants qui se servent ne sont pas toujours les cultivateurs « Les enfants et les parents qui cultivent ne cueillent pas toujours. D’autres se servent avant. C’est comme ça, c’est le but aussi », explique-t-il.

Néanmoins un élan de solidarité s’est mis en place. Le groupe Développement-Durable du centre social des Merisiers vient aider à entretenir le potager ainsi que des jardiniers vivant dans des résidences voisines « On a des jardiniers qui habitent à côté et qui viennent spontanément nous aider à entretenir. Mais ils refusent de prendre des fruits et légumes », dit Abdul.

C’est le bailleur qui finance le matériel, les semences, les plantes et tout le nécessaire. D’autres jardins ont été mis en place aux squares Léo Lagrange et Yves Farge, résidences détenues par le même bailleur. Le jardin potager connait une activité estivale, car c’est plus facile de faire jardiner quand il fait beau. Cependant il s’y passe des choses toute l’année. « À l’automne on plante des bulbes », sourit Abdul.

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Infos de l'auteur

Tristan Péribois

Dionysien de naissance mais Guyancourtois de cœur, j'ai grandi entre Guyancourt, Montigny et Voisins. Passionné de lecture, d'écriture et de politique, j'ai crée un blog "Elections Guyancourtoises" et participé à la rédaction du journal local "Le Complément". Le Trappy Blog est une nouvelle étape dans mon engagement.