Après deux semaines à Toronto, retour dans ses quartiers

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On fait le bilan, calmement en s’remémorant chaque instant. Parler des histoires d’avant comme si on avait 50 ans.” Neg Marrons. C’est la fin du voyage. De retour dans ma cité, je retrouve du Yassa (plat malien) dans mon assiette. Le voyage a été très émouvant, il y a eu des rires et des larmes. Retour, pour clôturer cette belle histoire, sur ce qu’ont retenu les participants aux deux semaines du programme d’échange à Toronto organisé par l’association Récipro’Cités, la préfecture des Yvelines et le délégué du gouvernement pour Trappes, Monsieur Olivier Vandard.

Imane, 25 ans, Saint-Ouen

J’ai aimé les rencontres avec les jeunes venus de tous les coins de la France, de différentes cultures, mais avec un seul objectif : apprendre à quoi ressemble la vie ailleurs. Ce sont des personnes que je n’oublierai jamais. La veille de notre départ vers Toronto, j’appréhendais la vie en communauté avec des gens que je ne connaissais pas. Finalement, de nouvelles amitiés se sont créées. Les jeunes devraient venir voir ce qui se passe ici à Toronto, le multiculturalisme, les opportunités professionnelles. Je vais apporter aux jeunes de mon quartier des initiatives ontariennes. “Les échecs sont les premières marches de notre réussite.” Voilà ce qui m’a le plus marquée.”

Elise, 28 ans, Charleville

J’ai découvert un pays où l’ouverture d’esprit existe et fonctionne. J’en ai rêvé à l’échelle d’un pays et c’est possible. J’ai ressenti ce que j’avais vécu auparavant dans les squats et les communautés, ce sentiment d’appartenance où la différence est une force, chacun ayant sa place. J’ai beaucoup appris tant au niveau humain qu’au niveau professionnel. J’ai toujours rêvé de changer le monde, en me répétant pourtant qu’en fait, je ne pouvais rien faire. Cela est faux. Si chacun bouge une pierre, alors on peut déplacer la montagne.”

Benoit, 21 ans Lyon

Étonnamment peut-être, lorsque j’y repense, mon premier coup de cœur lors de ce voyage reste la rencontre avec la directrice de l’association passerelle IDE de Paris, Siham Sahed. C’est une simple connexion qui s’est faite. C’est une femme engagée pour la diversité et l’égalité des chances. Et c’est ça qui m’a plu ! Siham est pleinement porteuse de l’esprit canadien même s’il lui arrive de dire le contraire. Et au-delà de cela, elle sait comment nous accompagner vers cet état d’esprit.
Si j’avais quelque chose à dire, ça serait de ne pas hésiter à voyager pour développer son ouverture sur le monde. C’est extrêmement nourrissant. J’ai pour habitude de dire que le verbe est créateur. C’est au Canada que j’en ai eu la preuve à travers tous les échanges enrichissants que nous avons eus. Et ce que m’a fait comprendre se voyage, c’est qu’en aucun cas, tu ne dois renoncer à ce qui te fait vibrer.”

Joris, 21 ans, La Verrière

Le programme Récipro’Cités m’a permis d’échanger avec des chefs d’entreprise et des hauts fonctionnaires d’état. J’ai beaucoup appris grâce à ce dispositif et je rentre plus serein en France.”

Mouhoubi Salah, 31 ans

Français d’origine algérienne kabyle, je vis dans le sud de la France. Je garderai cette idée qui ne m’a pas jamais été enseignée en une vie et qu’un homme, Malcolm Cho-Kee, un investisseur canadien né en Chine qui a réussi au Canada, m’a parfaitement fait comprendre en une phrase : “Les gens qui nous entourent ne sont pas là pour nous pousser à aller de l’avant ni nous pousser pour que l’on s’améliore, ils sont là pour nous éclairer le chemin dans le noir.”
Si je devais transmettre une idée après ce voyage pour celles et ceux qui auront le courage de participer au prochain voyage à Toronto, ce serait de foncer. Allez-y tête baissée parce que je vous assure que vous reviendrez la tête haute !”

Pierre, 31 ans, Alsace

Ce programme Récipro’Cités au Canada m’a permis de bien comprendre l’enjeu de la diversité et l’inclusion que l’on pratique à Toronto, le monde de l’entrepreneuriat, et la notion de leadership.”

Gabrielle, 26 ans, Sarcelles

Tout est possible à celui qui croit ! S’il agit dans ce sens en vue de réaliser sa vision.”

Jimmy, 22 ans, Vouziers

Lors de ce séjour, j’ai eu l’impression de grandir jour après jour. Croyez en vous pour mieux croire en votre projet. Assumez qui vous êtes, vos échecs et vos failles, pour être capable d’assumer les autres, assumez votre histoire et surtout assumez vos échecs. Ce sont vos échecs qui vous construisent, qui font la personne que vous êtes aujourd’hui.”

Arsène, 27 ans, Paris

Il est vrai que quitter son pays vers l’inconnu est toujours difficile. Cependant, en arrivant à Toronto, j’ai découvert une ville où les gens m’ont accueilli à bras ouvert. Le voyage aura été pour moi une véritable bénédiction.”

Nelson, 26 ans, Amiens

J’ai longtemps eu des déceptions dans ma vie. Le fait d’avoir eu l’opportunité de partir au Canada a été une grande chance pour moi. J’ai apprécié ce séjour et plus particulièrement la rencontre avec Léonie Tchatat et Siham Sahed qui ont été pour nous de grandes sources d’inspiration. Que Dieu les garde.”

Dina, 19 ans Lyon

J’ai aimé la mentalité canadienne et la diversité, c’est juste incroyable lorsque j’ai rencontré Léonie Tchatat ‚elle avait ce bonheur en elle, j’ai senti la joie qu’elle avait de nous rencontrer. La manière dont elle décrivait Toronto était trop beau a voir je me suis même demandé si c’était réel. Maintenant c’est la fin de la formation et grâce à elle ma mentalité est plus saine et plus riche. Comme Léonie le dit si bien, tout est possible et même si on échoue ce n’est pas grave, on recommence. L’échec n’est pas très grave, ce qui compte c’est de se relever.

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Infos de l'auteur

Makan Fofana

Habitant du quartier du Bois de l'Etang à La Verrière, ancien étudiant à la Sorbonne Nouvelle en Licence Langue Littérature et civilisation, écrivain à mes heures perdues, amateur de philosophie, de spiritualité et du monde de l'entreprise. A travers ce blog je souhaite favoriser de nouvelles initiatives dans le quartier.